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Du génie au repris de justice, l’histoire de Mark Karpelès

Par Carole le 19/03/2019 (News)
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2 ans et demi de prison avec sursis, c’est un soulagement pour Mark Karpelès. L’ancien CEO de la plateforme de trading MtGox risquait jusqu’à 10 ans de prison ferme. Retour sur le parcours du baron français du Bitcoin, profondément liée à celle de la célèbre plateforme Mt. Gox.

Mark Karpelès, portait du baron du Bitcoin

Son nom résonne dans tous les journaux : le français Mark Karpelès, le “baron du Bitcoin“ a été condamné par la justice japonaise. Mark Karpelès est la figure même de l’entrepreneur prodige, otaku dans l’âme. Enfant, il se passionne pour le développement et intègre dès ses 18 ans un éditeur de jeux vidéo, Linux Cyberjoueurs, en tant que développeur. Deux ans plus tard, en 2005, il démissionne, travaille dans plusieurs entreprises puis part s’installer au Japon en 2009. C’est à cette période qu’il crée sa société de développement, Tibanne, à Tokyo.

Première faille dans le tableau : avant de quitter Linux Cyberjoueurs, Mark Karpelès s’était approprié des données clients et un nom de domaine qui appartenaient à l’entreprise. Une erreur qui lui coûtera cher et pour laquelle il sera condamné à un an de prison avec sursis en 2010. Vivant alors au Japon, il ne s’était pas présenté à l’audience, affirmant plus tard qu’il n’était pas au courant de la poursuite judiciaire. En 2013, la justice japonaise le condamne pour avoir manqué à un contrat passé avec un client, qui lui avait payé la conception d’un site sans que celui-ci ne soit jamais réalisé.

Mt. Gox, retour sur la célèbre plateforme d’échange de Bitcoin

Avant de devenir une plateforme de trading de BTC majeure, Mt. Gox était une plateforme d’échange de cartes Magic, un jeu dont Mark Karpelès était amateur. Ainsi, Mt. Gox a pour origine le nom de Magic : The Gathering Online. En 2010, la plateforme se met au Bitcoin et un an plus tard, Mark Karpelès rachète 88% des parts de la société à Jed McCaleb. Sous l’égide du jeune entrepreneur français, Mt. Gox atteint les sommets en 2013 et devient l’exchange le plus important en terme de volume échangé.

Pourtant, en 2011, un premier piratage avait ébranlé la société, qui connait par la suite des difficultés dès l’été 2013. En février 2014, la faillite de Mt. Gox éclate au grand jour et l’accès a la plateforme est coupé. Cette dernière avait semble-t-il subi un piratage de grande envergure, représentant 650 000 BTC. Mark Karpelès est alors soupçonné d’avoir fermé les yeux sur des failles de sécurité, et même d’avoir monté le coup. En août 2015, les autorités japonaises arrêtent l’entrepreneur pour fraude, détournement de fonds et manipulation de données. Après un long procès, le tribunal de Tokyo rend son verdict : le français de 33 ans est condamné à 2 ans et demi de prison avec sursis pour falsification de données.

Mark Karpelès savait qu’il n’avait aucune chance d’être acquitté malgré que le fait qu’il plaidait non coupable. Pour lui, l’aventure Mt. Gox s’achève pour le mieux, sans peine de prison ferme. Voilà qui clôt une histoire pleine de rebondissements, qui fait d’ailleurs l’objet d’un roman : J’ai vendu mon âme en bitcoins de Jake Adelstein.

Disclaimer : ce type d'investissements étant hautement spéculatifs, les divers contenus publiés ici ne constituent en rien une incitation à investir, ni une garantie de succès. Prudence donc. Et si vous décidez de vous lancer, ne le faites qu’avec des montants que vous pouvez vous permettre de perdre.

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