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La semaine passée, en bref (11-17 mars.)

Par Carole le 18/03/2019 (News)
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  • L’info fracassante qui a fait les titres la semaine dernière est sans nul doute celle de la condamnation de Mark Karpelès, l’ancien CEO de Mt. Gox. Alors qu’il risquait jusqu’à 10 ans de prison ferme au Japon pour détournement de fonds et manipulation de données informatiques, l’entrepreneur français n’a écopé que de deux ans et demi de prison avec sursis. Les charges pour détournement de fonds ont été abandonnées par la justice japonaise, le condamnant uniquement pour modification frauduleuse de données. Nous reviendrons en détails sur l’affaire Mt. Gox et sur l’histoire de Mark Karpelès dans un article dédié cette semaine.
  • Le hard fork “Boron Butterfly“ de Monero s’est déroulé avec succès le 09 mars dernier. Quatre modifications ont été implémentées, permettant, entre autres, d’améliorer la confidentialité mais aussi d’empêcher les mineurs équipés d’ASIC de miner du XMR. Cette résistance aux ASIC que l’on doit à l’algorithme PoW CryptoNightR (CNv4) était primordiale pour l’équipe de Monero. Sa conséquence a été immédiate : le hash rate a chuté de 80% mais le réseau de Monero reste décentralisé, ce qui est indispensable pour ses membres qui ont déclaré “La résistance aux ASIC est actuellement la philosophie de la communauté“.    
  • La SEC va activement rencontrer des experts de la fintech aux États-Unis à partir de la fin du mois. Le pôle stratégique pour l’innovation et la technologie financière de la SEC, appelé Finhub, a été créé à l’automne dernier dans le but de fluidifier les rapports entretenus avec le domaine de la fintech en général, et notamment au niveau des crypto-monnaies. Si la première rencontre aura lieu à San Francisco, les représentants du Finhub se déplaceront par la suite dans le pays. Un formulaire est disponible pour tous ceux qui souhaitent obtenir un rendez-vous, que ce soit pour obtenir des éclaircissements par la SEC ou pour lui présenter des projets. Pour rappel, le régulateur américain doit toujours statuer sur l’autorisation ou non de l’ETF Bitcoin SolidX-VanEck.
  • L’European Union Blockchain Observatory and Forum vient de faire paraître un rapport appelant à la réflexion au sujet des standards de la technologie blockchain. Le rapport, qui a été élaboré par ConsenSys AG, pointe du doigt les trois enjeux majeurs du secteur : la scalabilité, l’interopérabilité et la durabilité. Le rapport incite également à l’émergence de “structures de gouvernance fortes, qui éclairent sur les rôles et les responsabilités“. Par ailleurs, l’European Union Blockchain Observatory and Forum enjoint l’Europe “à ne pas se reposer sur ses lauriers“ concernant son soutien à la technologie blockchain, malgré les 340 millions d’euros alloués à la recherche dans le secteur. L’importance de la régulation mais aussi de l’éducation est également mentionnée dans ses recommandations.
  • En Thaïlande, les régulateurs ont validé le premier portail à ICOs. Une plateforme permettant d’analyser de fond en comble les ICOs a été conçue par une entreprise étrangère, dont le nom n’a pas été communiqué. La plateforme en question, qui est en train d’être finalisée, a pour but de mener des procédures KYC, d’étudier les codes sources des smart contracts et d’enquêter sur l’entreprise à l’origine de l’ICO. Les sociétés souhaitant lancer une ICO devront auparavant obtenir une licence auprès des autorités thaïlandaises. Il s’agit d’un nouveau pas du pays vers un cadre réglementaire plus souple envers les crypto-monnaies. La SEC de Thaïlande envisage également de mettre en place une règlementation pour les STOs.
  • C’est fait, la première crypto-monnaie lancée par une banque régulée vient de voir le jour ! La Dukascopy Bank, une banque suisse, vient de franchir le cap en mettant sur le marché son propre token, le Dukascoins (DUK+). Pas d’ICO au programme mais un airdrop en offrant 5 Dukascoins à chaque client qui ouvre un compte. La Dukascopy Bank recense en moyenne 650 nouveaux clients par jours et a déjà créé 20 milliards de DUK+. Elle propose un système de parrainage offrant à chaque client en introduisant un nouveau une récompense de 5 Dukascoins. La banque se versera également 10 Dukascoins pour chaque ouverture de compte. Le DUK+ est un token de type ERC-20, fonctionnant sur la blockchain d’Ethereum, l’airdrop des tokens fonctionne d’ailleurs à l’aide de smart contracts. Cette initiative devrait sans doute faire germer des idées à d’autres banques, qui emboiteront probablement le pas en créant elles aussi leurs propres crypto-monnaies.
  • On vient de le voir, les crypto-monnaies sont de plus en plus prisées par les acteurs de la finance traditionnelle et ce n’est pas le récent partenariat de Deutsche Börse qui nous fera penser le contraire. L’entreprise Deutsche Börse, qui fait office d’opérateur de la Bourse allemande vient de s’associer à deux sociétés suisses : Swisscom et Sygnum. De cette alliance naîtra un écosystème dédié aux crypto-actifs, en conformité avec les exigences des régulateurs. Dans le communiqué de presse dédié à cette annonce, on peut lire “La tokénisation des actifs, prochaine phase majeure de la numérisation des actifs, pourrait potentiellement remodeler les marchés financiers mondiaux“. La technologie des registres distribués (DLT) sera utilisée pour développer leur solution, qui sortira dans le courant de l’année.
  • En parlant de tokénisation d’actifs, l’or va bien bientôt avoir son stablecoin ! La société blockchain Paxos travaille sur un nouveau stablecoin, adossé cette fois-ci au cours de l’or. Selon le CEO de Paxos, Chad Cascarilla, le lancement est prévu pour cette année. La firme Paxos est déjà à l’origine d’un stablecoin adossé sur le cours du dollar, le Paxos Standard (PAX), reposant sur la blockchain d’Ethereum. La tokénisation d’un actif stratégique comme l’or répond à une demande croissante de nouveaux produits financiers dans un soucis de digitalisation, ce qui est précisément le cœur de l’activité de Paxos.
  • “A Smarter Crypto Wallet“, c’est ainsi que Bancor qualifie son nouveau portefeuille. Grâce au Bancor Wallet, il est désormais possible de convertir des tokens en un seul clic et sans frais. Alliant les tokens de type ERC-20 et les tokens de la blockchain d’EOS, le Bancor Wallet permet de faire conversions facilement entre 9 700 paires. Son fonctionnement est basé sur le protocole cross-blockchain BancorX. Selon Nate Hindman de Bancor, d’autres blockchains pourront être intégrées par la suite. Les utilisateurs du Bancor Wallet pourront recevoir des tokens directement dans leur portefeuille s’ils participent à des airdrops de tokens supportés par le protocole.
  • À quelques heures de son Initial Exchange Offering (IEO), la plateforme de trading Bittrex a fait marche arrière, annulant la vente du token XRD de RAID. La raison annoncée ? Les “changements importants au niveau des statuts commerciaux de RAID“. Il faut dire que le site OP.GG, spécialisé dans les statistiques de jeux vidéo, s’était fendu préalablement d’un communiqué affirmant que toute discussion en rapport avec le projet RAID avait été arrêtée et que qu’il ne soutiendrait aucunement le token de RAID. Celui-ci devait être développé de façon à permettre aux joueurs de garder le contrôle sur leurs données, le tout via la technologie blockchain. L’ICO, ou plutôt IEO, qui devait être la première de Bittrex, a été annulée avant d’être lancée, sauvant in extremis les investisseurs d’une situation fâcheuse…
  • AXA, le groupe mondial d’assurances, se met aux crypto-monnaies. Sa filiale Axa XL a dévoilé un nouveau produit créé en partenariat avec la startup Assurely : CrowdProtector. Destiné aux investisseurs et aux entreprises, il permet à ces dernières de se constituer un capital via du crowdfunding. Les investisseurs peuvent soutenir des entreprises via le crowdfunding ou en achetant des actifs financiers tokénisés (STOs). Ce nouveau produit d’assurance a pour volonté d’ouvrir le financement participatif aux investisseurs plus modestes tout en garantissant leur protection. En effet, on peut lire sur le site d’Assurely qu’avant l’arrivée du crowdfunding, “les investissements dans les entreprises privées étaient réservés aux riches […] laissant 92% des américains sur la touche“. Le service CrowdProtector a été ainsi conçu comme une assurance spécifique répondant aux besoins de ces nouveaux investisseurs.
  • Du côté des levées de fonds, la startup Finturi vient de récolter 2 millions d’euros pour développer sa plateforme. Celle-ci reposera à la fois sur la technologie blockchain et l’intelligence artificielle. L’activité de la startup néerlandaise Finturi est de connecter les entreprises et les acteurs de la finance pour faciliter les investissements à partir de factures à régler, le tout dans un délai très rapide. À terme, la plateforme fonctionnera en peer-to-peer. La startup Finturi est née en septembre dernier et malgré son jeune âge, son concept a séduit les investisseurs comme NetSam Participaties BV, qui s’est chargé de sa récolte de fond. Les 2 millions d’euros seront utilisés pour développer la plateforme, qui devrait être fonctionnelle d’ici à la fin de l’année.
  • Pour Tendermint, ce sont 9 millions de dollars qui viennent d’être levés pour sa Série A. Le tour de table a été mené par Paradigm et servira à Tendermint à accélérer le développement de son écosystème Cosmos. Fondée en 2014, la société Tendermint a pour but de développer des solutions blockchain à partir d’un algorithme de consensus développé par Jae Kwon, le fondateur de Tendermint. Le Cosmos Hub est la première plateforme blockchain de Tendermint, lancée juste avant l’annonce de la réussite de la levée de fonds. La réseau Cosmos est décrit comme étant “l’Internet des blockchains“. Le projet avait déjà récolté 17 millions de dollars lors de son ICO en avril 2017.
  • Ripple + Forte, cela donne un fonds d’investissement de 100 millions de dollars. On ne présente plus Ripple, dont le token XRP est actuellement la 3ème crypto en terme de capitalisation. Parmi les services de Ripple, on compte Xpring, qui incube et accorde des subventions à des projets ayant trait à la blockchain. Forte, une startup blockchain spécialisée dans l’industrie des jeux vidéo, a collaboré avec Xpring pour créer un fonds d’investissement de 100 millions de dollars. L’objectif est d’aider des studios de développement à utiliser la technologie blockchain, qui est de plus en plus prisée dans l’univers du gaming. Plus d’engagement, plus de monétisation, plus de transparence, les possibilités de la blockchain pour les jeux vidéo ne manquent pas !
  • Toujours du côté du gaming, la startup blockchain sud-coréenne Metadium vient de mettre en place un partenariat avec la société Unity Technologies, à l’origine du moteur de jeu Unity. Ainsi, le protocole d’identification de Metadium pourra être utilisé par les développeurs de jeux vidéo. Le kit de développement logiciel (SDK) Meta ID est à présent disponible sur le Unity Asset Store, le rendant ainsi utilisable par les 6,5 millions de développeurs Unity à travers le monde. Le SDK Meta ID de Metadium a pour but de créer un écosystème décentralisé pour l’identité afin que les joueurs soient maîtres des données les concernant, à la fois en ligne mais également hors ligne.
  • En France, les tribunaux de commerce se mettent à la blockchain grâce à IBM. Le réseau, basé sur l’Hyperleger Fabric, a été déployé au profit du Conseil National des Greffiers des Tribunaux de Commerce (CNGTC) pour faciliter les échange entre les greffiers ainsi que pour améliorer les services offerts aux entreprises, comme le changement de statut. La plateforme blockchain donne ainsi la possibilité de gérer facilement et en toute transparence la gestion du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS). Pour Vincent Fournier, Senior Manager Blockchain chez IBM France, “Cette initiative est une première dans le secteur judiciaire en France et se révèle être le parfait exemple du rôle de la blockchain dans la transformation des professions règlementées“. L’ensemble des greffiers du CNGTC utiliseront la technologie blockchain d’ici peu.
  • À Dubaï, un acteur majeur du secteur immobilier, Emaar Properties, souhaite lancer une ICO. Pour cela, le promoteur immobilier a fait appel à une startup blockchain suisse, Lykke. Cette dernière sera chargée du développement du token d’Emaar Properties, sous la forme d’un token ERC-20. Celui-ci servira à “donner accès à un écosystème de 10 milliards de dollars dans l’immobilier, l’hôtellerie et le divertissement“. Le groupe Emaar Properties est à l’origine du Dubai Mall, considéré comme le plus grand centre commercial au monde ou encore le Burj Khalifa, le gratte-ciel le plus haut jamais construit. Pour Mohamed Alabbar, Président de la firme émiratie, cette décision s’inscrit dans leur volonté de transformation numérique.
  • La firme de services sud-coréenne KaKao Corp a déjà levé avec succès 90 millions de dollars, mais cela ne lui suffit pas. Le groupe KaKao Corp, qui est à l’origine de l’application de messagerie KakaoTalk, souhaite lever 300 millions de dollars au profit de sa filiale, Ground X. Cette dernière est spécialisée dans la technologie blockchain et développe une plateforme, Klaytn, permettant aux développeurs de créer simplement des DApps tout en offrant aux utilisateurs une facilité d’utilisation. 26 entreprises de grande envergure prévoient déjà d’utiliser les services de Klaytn, qui devrait être lancée cette année.
  • Trezor a réagi aux failles de sécurité de ses hardware wallets dévoilées par Ledger. La firme française, qui est son concurrent direct, a expliqué en détails les cinq failles qui toucheraient les périphériques Trezor One et Trezor T. Pour Trezor, quatre failles ont été soit corrigées, soit ne sont pas exploitables en tant que telles. Le fabricant a d’ailleurs expliqué qu’une des vulnérabilité, exploitée par une Suprise Concluding Attack, ne touchait pas que ses portefeuilles matériels mais l’ensemble des dispositifs de ce type. Pour Trezor “aucun matériel n’est incraquable“ mais pour eux, leurs hardware wallets restent fortement sécurisés contre les attaques à distance. La recommandation faite à leurs clients est la suivante : “définir plusieurs mots de passe“.
  • En parlant de failles, des white hat hackers ont découvert plus de 40 bugs dans des plateformes blockchain, et cela sur ces 30 derniers jours. Les pirates éthiques ont été récompensés par les sociétés touchées. Parmi celles-ci, la plateforme spécialisée dans les paris e-sports Unikrn, EOS, Tendermint, Augur, Tezos, Monero, MyEtherWallet… Ces bugs bounties ont rapportés 23 675$ au white hat hackers. Une somme peut importante compte tenu du nombre de failles rapportées, ce que le journal The Next Web explique par le fait qu’elles devaient être peu critiques.
  • Si la plateforme d’échange canadienne QuadrigaCX bénéficie d’un répit pour retrouver les 100 millions de dollars qu’elle doit toujours à ses clients, elle ne cesse de susciter des interrogations. La veuve de l’ancien CEO Gerry Cotten, Jennifer Robertson, a décidé de faire des révélations sur l’entreprise que gérait son mari, notamment sur des fonds propres que celui-ci aurait injecté : “Même si je ne savais pas réellement comment Gerry dirigeait l'entreprise, il m'a dit qu'il avait réinvesti son argent dans QCX pour financer les retraits d'utilisateurs en 2018, et que pendant ce temps, l’argent de la CIBC (Banque Canadienne Impériale de Commerce) restait bloqué“. Cinq comptes contenant 21,6 millions de dollars avaient en effet été gelés suite aux difficultés pour identifier les propriétaires des fonds par la CIBC. De nombreuses zones d’ombre restent encore à éclaircir dans l’affaire QuadrigaCX…
  • Pour Joseph Lubin, le co-fondateur d’Ethereum, la blockchain est un atout pour les journalistes, ayant même le pouvoir d’engendrer un “retour de l’éthique au journalisme“. La décentralisation a beaucoup à apporter aux artistes également, estime le fondateur de ConsenSys. À son sens, les artistes sont écrasés par les intermédiaires qui raflent une part énorme des revenus alors qu’ils pourraient être tout simplement rendus facultatifs grâce à la technologie blockchain. Joseph Lubin a ainsi affirmé “Nous pouvons remplacer les maisons de disques par des smart contacts sur la plateforme d’Ethereum“. Certaines initiatives visant à bouleverser l’industrie du divertissement existent déjà, comme la plateforme blockchain SurroundTM de Bitfury, actuellement en développement.
  • Finissons sur une autre déclaration de Joseph Lubin, qui s’est exprimé lors du SXSW à Austin. Pour lui, “il n’y a pas beaucoup de gens “normaux“ qui utilisent la technologie blockchain à l’heure actuelle, mais il n’y avait pas non plus beaucoup de gens “normaux“ qui envoyaient des e-mails en 1983“. Un parallèle choisi avec justesse qui laisse entendre qu’une technologie semblant très novatrice et peu adoptée aujourd’hui a le potentiel d’être tout à fait banale et utilisée par l’ensemble de la société dans le futur. Pour lui, l’économie mondiale va croître de façon signifiante, en étant probablement multipliée par 10 d’ici une ou deux décennies et “la technologie blockchain en sera une part importante“. Un avenir radieux pour la blockchain, mais également pour Ethereum 2.0, qui devrait sortir d’ici un an et demi. Pour Joseph Lubin, Ethereum 2.0 sera “un système blockchain bien plus puissant et scalable tout en utilisant une quantité bien moindre d’énergie“.
  • Et, enfin, notre petite liste hebdomadaire d’Airdrops. On vous rappelle au passage de ne jamais donner vos pass ou clés privées lors de ces événements, sécurité oblige…
    • Elrond, Herbalist Token, Loteo, Smathium, LaariCoin, Licht Project round 2, PrepayWay, Five Colors Coin, DECIMATED, Trade Nexi, Chelle Coin, C Estates, Knowledge, Presearch, Social Chains, OpenWeb Network, Somesing, Vite.

Disclaimer : ce type d'investissements étant hautement spéculatifs, les divers contenus publiés ici ne constituent en rien une incitation à investir, ni une garantie de succès. Prudence donc. Et si vous décidez de vous lancer, ne le faites qu’avec des montants que vous pouvez vous permettre de perdre.

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