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La semaine passée, en bref (18-01 Décembre)

Par Carole le 02/12/2019 (News)
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Actu des plateformes de trading

  • IDAX, une plateforme de trading chinoise, est dans la tourmente. Son CEO a tout bonnement disparu ! Dans l’incapacité de prendre contact avec lui, l’équipe d’IDAX a décidé de bloquer leur cold wallet où se trouve l’essentiel des tokens de l’exchange, mais aussi de bloquer les dépôts et retraits. Le CEO d’IDAX aurait disparu le jour de l’annonce du retrait de la plateforme du marché chinois, du fait des pressions des autorités. Pour l’heure, les rumeurs quant à sa disparition vont de bon train, sans qu’il ne soit possible de savoir ce qu’il s’est réellement passé. 
  • Poloniex vient d’acquérir TRXMarket, qui est, selon Justin Sun (CEO de TRON) « le plus grand exchange décentralisé reposant sur le réseau de TRON ». En mettant la main sur TRXMarket, Poloniex s’assure de répondre à la demande croissante de DEX de la part de crypto-traders qui souhaitent rester maîtres de leurs clés privées. TRXMarket deviendra prochainement Poloni DEX et devrait participer à l’expansion de l’écosystème TRON.

Actu des crypto-monnaies 

  • Les cryptos issues de Binance Launchpad ont le vent en poupe. Matic Network (MATIC) a progressé de 100% en l’espace de 10 jours tandis que Fetch.AI (FET) et Harmony (ONE) présentent également des courbes à la hausse tandis que le reste du marché a subi un sérieux revers récemment. S’il est difficile d’expliquer cette forte croissance des tokens provenants des IEOs, il reste important de garder à l’esprit que le marché des cryptomonnaies est loin d’être uniforme et calé sur les fluctuations du Bitcoin.
  • Nouveau coup dur pour Monero (XMR). Après avoir été délisté d’OKEx, c’est au tour de BitBay de retirer le XMR de sa la plateforme de trading. BitBay a justifié cette décision par les suspicions d’utilisation de cette crypto pour du blanchiment d’argent. À l’heure où sont écrites ces lignes, Monero est la 14ème crypto dans le classement du Market Cap. L’abandon par BitBay du XMR a peu impacté le cours de ce dernier.
  • La gouvernance d’EOS est de nouveau pointée du doigt du fait de sa centralisation. Le producteur de blocs Eos New York a lancé une alerte via un tweet expliquant que « Six producteurs de blocs enregistrés sur EOS sont gérés par une seule entité. » Pour rappel, le réseau EOS ne comporte que 21 nœuds, une limitation qui a été choisie par Block.One pour améliorer les performances de la blockchain. Les développeurs EOS eux-mêmes en viennent à critiquer ce système jugé trop peu décentralisé.

Actu des innovations 

  • Orchid s’apprête à lancer un VPN (réseau privé virtuel) d’un nouveau genre puisqu’il s’agit d’un VPN décentralisé. La firme, qui est basée aux États-Unis ainsi qu’en Allemagne, a réussi à récolter 48 millions de dollars depuis 2017. Pour assurer le fonctionnement de son réseau décentralisé, Orchid utilise son propre token ERC-20, l’OXT, qui permet de réaliser des nano-paiements en peer-to-peer pour l’utilisation de bande passante. 
  • La plateforme blockchain Klaytn prend de l’ampleur. Développée par Ground X, une filiale de la firme sud-coréenne Kakao, Klaytn séduit de plus en plus de partenaires grâce à son écosystème hybride, qui vise à réunir les atouts des blockchains privées et des blockchains publiques. Selon Yeo Min-soo, le CEO de Kakao, Klaytn aurait de l’avance par rapport au projet Libra de Facebook et a le potentiel de devenir « la meilleure plateforme blockchain au monde. » 
  • Pour Juniper Research, la blockchain permettrait à l’industrie agroalimentaire d’économiser 31 milliards de dollars d’ici à 2024. En alliant l’ IoT (trackers, capteurs de température et d’humidité) à la blockchain avec notamment des smart contracts automatisés, la firme prévoir une réduction drastique des coûts liés à la chaîne d’approvisionnement, tout en réduisant les risques. Des géants du secteur agroalimentaire comme Carrefour ont déjà recours à la blockchain avec des solutions comme la plateforme IBM Food Trust.
  • Trois branches de la Croix-Rouge (au Kenya, au Danemark et en Norvège) comptent remplacer le cash par des cryptomonnaies locales dans leurs missions d’aide humanitaire. Le programme, qui a déjà été testé au Kenya, se déroulera sur deux ans et devrait toucher 320 000 personnes. La blockchain a de nombreux atouts pour les associations caritatives, leur assurant transparence, suivi en temps réel et efficacité.

Actu des partenariats 

  • Ripple a scellé son partenariat avec MoneyGram en réalisant un nouvel investissement de 20 millions de dollars. Ripple a ainsi investi un total de 50 millions de dollars dans la firme américaine de transferts de fonds. Brad Garlinghouse, le CEO de Ripple, s’est félicité du partenariat qui offre la possibilité à MoneyGram d’utiliser la solution On-Demand Liquidity (ODL) de Ripple, auparavant appelée XRapid, qui facilite les paiements transfrontaliers. 
  • Travala, une société spécialisée dans la réservation d’hôtels via des cryptomonnaies, vient de signer un partenariat avec Booking.com. L’objectif de cette alliance est de favoriser l’adoption des cryptomonnaies à grande échelle en proposant aux utilisateurs de Travala de les mêmes offres que sur Booking.com, avec un règlement possible en monnaies numériques. La plateforme Travala accepte par exemple le BTC, l’ETH, le BCH, le LTC et le XLM. Elle possède son propre token, l’AVA
  • Autre partenariat notable dans le domaine du voyage : celui de Binance et de la startup australienne TravelbyBit. Ensemble, les deux sociétés ont imaginé la TravelbyBit Travel Card, une carte de débit prépayée reposant sur des cryptomonnaies et servant à effectuer des paiements sur des sites de réservation d’hôtels et de vols. La carte, qui pourra être chargée en BTC, BUSD, BNB et ONT, pourra également être utilisée chez des commerçants et pour faire des retraits dans des distributeurs. Elle verra le jour en début d’année prochaine.

Actu des levées de fonds 

  • Après avoir récolté 16 millions de dollars en 2018, Mythical Games vient de terminer une nouvelle levée de fonds qui lui a rapporté 19 millions de dollars. La startup blockchain, spécialisée dans les jeux vidéos, travaille sur son premier titre, Blankos Block Party. Son équipe est constituée de « vétérans du jeu vidéo », passés dans de grands noms du secteur comme Activision et Oculus VR.

Actu des régulations 

  • Pour la Banque de France (BdF), le futur de la finance passe par la voie du numérique. Denis Beau, premier sous-gouverneur de la Banque de France, a avancé que la blockchain et la tokénisation d’actifs financiers pourraient « aider à répondre aux demandes du marché » et « avoir un impact important sur le secteur financier. » En ce qui concerne une monnaie numérique de banques centrales (CBDC), la Banque de France se montre « ouverte aux expérimentations ».
  • En Allemagne, ce sont les banques elles-mêmes qui devraient pouvoir proposer et conserver des cryptomonnaies dès le début de l’année prochaine. Un projet de loi allant en ce sens a en effet été adopté par le Bundestag (Conseil fédéral). Pour Sven Hildebrandt, qui dirige Distributed Ledger Consulting « L’Allemagne est en passe de devenir un crypto-paradis. Les législateurs allemands jouent un rôle pionnier dans la réglementation des cryptomonnaies ». 
  • À l’instar de la Chine, le gouvernement indien souhaite lui aussi développer la blockchain sur son territoire. Un programme mené par le Ministère des technologies de l'information indien (MeitY) et qui pourrait s’étendre à bien des secteurs comme la finance, la cybersécurité mais également à l’administration. L’Inde fait donc un pas majeur vers la technologie blockchain, mais reste toujours hostile aux cryptomonnaies en elles-mêmes. 
  • Le Ghana envisagerait de créer une cryptomonnaie de banque centrale (CBDC). Ernest Addison, gouverneur de la Banque du Ghana (BoG) a directement évoqué « la possibilité d’émettre un e-cedi dans un futur proche » lors de la 23ème édition de la National Banking Conference qui se tenait à Accra le 26 novembre dernier. Addison a conclu son discours en affirmant que « le futur des services financiers est son passage au numérique. »

Actu des piratages et poursuites judiciaires

  • Fin 2017, elle avait réuni 12,7 millions de dollars lors de son ICO. Aujourd’hui, la startup Gladius est fauchée et obligée de fermer ses portes. En février dernier, la société avait été épinglée par la SEC après avoir rapporté elle-même que ses tokens n’avaient pas été enregistrés en tant que securities. Le gendarme de la bourse américain s’était abstenu de lui appliquer une amende et la société s’étant engagée à se conformer à la loi ainsi qu’à rembourser ses investisseurs. L’indulgence de la SEC à l’égard de Gladius fait désormais débat, la société n’ayant toujours pas versé l’argent qu’elle devait à ses investisseurs.
  • Toujours aux prises avec la SEC sur fond de conflit sur l’essence du token GRAM, Telegram va devoir s’expliquer auprès du gendarme de la bourse américaine en février 2020. Pavel Durov, le fondateur et CEO de Telegram, sera entendu début janvier 2020 tandis que la vice-présidente de Telegram, Ilya Perekopsky, devra témoigner le 16 décembre 2019. Selon le tribunal du district de New York, un employé de la firme, Shyam Parekh, devra également s’exprimer face à la justice le 10 décembre prochain. En attendant d’en avoir fini avec ses démêlées judiciaires, Telegram a opté pour un report du lancement du GRAM pour avril 2020.
  • Virgil Griffith, créateur de WikiScanner et développeur Ethereum, a été arrêté par les autorités américaines. Le hacker avait assisté à une conférence en Corée du Nord en avril dernier, la Pyongyang Blockchain and Cryptocurrency Conference (DPRK). Il est accusé d’avoir fourni des indications pour utiliser la blockchain et les cryptomonnaies afin de contourner les sanctions pesant sur la Corée du Nord. Ce faisant, il aurait violé l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) et risquerait jusqu’à 20 ans de prison
  • L’équipe de recherche de Microsoft Defender ATP s’est intéressée à un nouveau malware : Dexphot. Celui-ci exploite le CPU de l’ordinateur de ses victimes pour miner des cryptomonnaies à leur insu, une technique appelée cryptojacking. Le malware Dexphot infecterait près de 80 000 ordinateurs et s’avère particulièrement difficile à éradiquer puisque son code a été conçu de façon à engendrer une ré-infection lorsqu’il est supprimé. 
  • Un autre malware de cryptojacking, appelé Stantinko botnet, suscite l’inquiétude. Ce seraient 500 000 appareils qui seraient contaminés selon la firme de cybersécurité Eset. Stantinko botnet doit sa propagation massive à son mode de distribution puisqu’il utilise YouTube. Informée par Eset, la plateforme a veillé à retirer tous les chaînes comportant les traces de ce malware qui vise à miner du Monero (XMR) dans le dos de ses victimes.

Actu des déclarations 

  • « Nous allons les poursuivre en justice. » Changpeng Zhao ne plaisante pas quant à il s’agit de la réputation de Binance, d’autant plus quand elle est entachée par ce qu’il considère être de fausses rumeurs. La raison de la colère du CEO de Binance vient du journal The Block, qui avait annoncé dans un article que des bureaux de Binance à Shanghai avaient été fermés par la police chinoise. L’équipe de The Block n’a cependant pas cédé d’un iota sous la pression, comme annoncé dans son second article,  Setting the record straight on our Binance reporting.

Les chiffres à retenir 

  • 92% des investisseurs institutionnels conservent leurs tokens sur des plateformes d’échange. Pourtant, ne pas contrôler ses propres clefs privées ouvre davantage au risque d’être victime d’un vol. Si ces chiffres sont issus d’un petit panel d’investisseurs de Binance, ils sont tout de même révélateurs. Autre point notable, le danger le plus important concernant le secteur des cryptomonnaies identifié par ces investisseurs est justement lié aux plateformes de trading.
  • 47% des émissions de carbone liées au Bitcoin proviennent de la Chine selon le rapport de deux chercheurs à l'université d’Aalborg au Danemark. Les résultats de cette étude ont été rapportés par le journal New Scientist dans un article au titre frappant : L’impact du Bitcoin sur le changement climatique pourrait être beaucoup moins important que prévu. Si de nombreuses fermes de minage ont recours à de l’énergie verte et que le Bitcoin a consommé l’an passé autant d’énergie que l’Estonie, ce qui est moins que ce qui avait été avancé, le rôle du Bitcoin dans le réchauffement climatique fait toujours débat au sein de la communauté scientifique. 
  • Et, enfin, notre petite liste hebdomadaire d’Airdrops. On vous rappelle au passage de ne jamais donner vos pass ou clés privées lors de ces événements, sécurité oblige…
    • JIL TOKENS, Pockero Network, EarBet, Bitcoin Turbo Koin, Bancor, Coinsbit.

Disclaimer : ce type d'investissements étant hautement spéculatifs, les divers contenus publiés ici ne constituent en rien une incitation à investir, ni une garantie de succès. Prudence donc. Et si vous décidez de vous lancer, ne le faites qu’avec des montants que vous pouvez vous permettre de perdre.

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