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La semaine passée, en bref (28-03 fev.)

Par Carole le 04/02/2019 (News)
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  • Nouveau revirement de situation dans la série de l’EFT SolidX-VanEck ! La semaine dernière, on vous avait annoncé le retrait du dossier auprès de la SEC. Suite à la fin - temporaire tout du moins - du shutdown, le CBOE a de nouveau déposé le dossier de l’EFT Bitcoin SolidX-VanEck. Comme précédemment, la SEC dispose de 240 jours pour donner ou non son accord, ce qui porte la date butoir à la fin du mois de septembre 2019. 
  • La SEC vient d’ailleurs de publier un appel d’offre pour collecter des données sur la technologie blockchain. Le régulateur américain souhaite ainsi pouvoir déterminer quels sont les risques liés aux crypto-monnaies et continuer son travail sur leur régulation. Les sociétés souhaitant participer ont jusqu’au 14 février pour déposer un dossier auprès de la SEC. Elles doivent être capables de fournir des données standardisées dont l’origine doit être vérifiable et d’établir des rapports détaillés concernant leur analyse
  • La semaine passée a été riche en création de token. Commençons par la crypto-monnaie étatique d’Iran. Cela faisait plusieurs mois que le projet était en préparation, dans le but de contourner les sanctions américaines qui pèsent sur le pays, comme l’impossibilité de réaliser des virements SWIFT. L’Iran a donc dévoilé sa première crypto-monnaie, le Peyman. Celle-ci n’est pas indexée sur le rial iranien mais le cours de l’or, de façon à faciliter les échanges entre les banques iraniennes et les institutions à l’international.
  • La création d’une crypto-monnaie étatique en Iran survient après que la Banque Centrale d’Iran ait publié un nouveau projet de loi pour réguler les crypto-monnaies. Si la position du gouvernement iranien envers les devises numériques était particulièrement stricte, elle a été assouplie. Il est toujours interdit de se servir du Bitcoin ou d’altcoins comme moyen de paiement, toutefois, les ICOs et la possession de crypto-monnaies sont désormais autorisées. Le minage est à présent possible en Iran, ce qui devrait attirer de nombreux mineurs du fait de l’accès à de l’électricité bon marché au sein du pays.
  • Vous vous souvenez du Wrapped Bitcoin, ce token faisant le lien entre la blockchain du Bitcoin et celle d’Ethereum ? Le WBTC, pour Wrapped Bitcoin, a été officiellement lancé mercredi dernier sur la blockchain d’Ethereum, indexé sur la valeur du BTC avec un ratio de 1:1. Dans le communiqué de presse paru à l’occasion du lancement du Wrapped Bitcoin, le token est décrit “rendant possible aux traders l’utilisation de la valeur du Bitcoin pour trader sur des DEX“.
  • Deux nouveaux stablecoins liées à des monnaies fiduciaires nationales viennent de voir le jour : l’un adossé au Hong Kong dollar (HKD) le Sparkdex HKD, l’autre au won sud-coréen (KRW), le KRWb. S’il existe déjà plusieurs stablecoins indexés sur le dollar américain, ce sera une première pour les devises d’Hong-Kong et de la Corée du Sud. Le Sparkdex HKD a été lancé par la plateforme hongkongaise Bitspark tandis que le KRWb a été initié par l’entreprise sud-coréenne BxB Inc. À noter, le stablecoin sud-coréen est un token ERC-20
  • Restons en Corée du Sud pour une nouvelle importante : celui de l’interdiction des ICOs. Le régulateur du pays, la Commission des Services Financiers (FSC), a décidé que le ban des ICOs ne sera pas levé. Cette décision fait suite à une étude du Service de Surveillance Financière (FSS) qui a mis en relief le fait que les règlementations du pays avaient été contournées, permettant de lever auprès d’investisseurs sud-coréens l’équivalent de 509 millions de dollars via des ICOs. Le rapport montre également que les tokens ont vu leur valeur baisser de 67,7% depuis leur émission, et que certains projets comportaient de fausses informations, d’où la décision de la FSC de maintenir l’interdiction des ICOs.
  • À votre avis, combien de startups en relation avec la technologie blockchain ont-elles été créées dans la Crypto-Valley durant le dernier quart de 2018 ? 121 ! Soit 20% d’augmentation, leur nombre passant de 629 à 750 selon un rapport de la société suisse CV VC. La région de Zoug en Suisse, que l’on surnomme la Crypto Valley, attire toujours de nombreux entrepreneurs, malgré un marché toujours très tendu. Toutefois, l’ambiance au sein de ces nombreuses startups n’est pas forcément au beau fixe. Plusieurs d’entre elles ont dû se séparer d’une partie de leur personnel, comme ce fut le cas de la plateforme suisse ShapeShift, qui a licencié un tiers de ses employés.
  • La Wikimedia Foundation, l’organisation à but non lucratif qui gère Wikipédia ainsi que d’autres projets de savoir libre, accepte désormais les donations en Bitcoin Cash. Si les dons en Bitcoin étaient déjà possibles, l’ajout du Bitcoin Cash a été rendu possible grâce à un partenariat avec l’entreprise américaine BitPay. La Wikimedia Foundation avait ajouté le BTC à sa liste de moyens de paiement en août 2014.
  • Le groupe de presse allemand Axel Springer SE va accepter les paiements via la blockchain grâce à son partenariat avec la startup SatoshiPay. Le principe est de permettre aux lecteurs de réaliser des micro-paiements, directement effectués à partir de leur wallet SatoshiPay. Cette façon de monétiser les contenus à l’aide de micro-paiements n’est pas sans rappeler l’initiative du blog Y’alls, qui utilise le Lightning Network. SatoshiPay, qui fonctionnait initialement avec le Bitcoin, utilise depuis décembre 2017 le réseau Stellar.
  • Du côté d’Ethereum, les retards s’accumulent. Si l’on attend toujours le hard fork Constantinople, l’activation de ProgPoW a été retardée. Le but de l’upgrade ProgPoW est de modifier le consensus Proof-Of-Work actuel afin qu’il soit plus résistant aux ASICs. L’objectif est de rendre le minage via des ASICs moins compétitif par rapport au minage via des GPUs, afin de rétablir un équilibre entre les deux procédés d’extraction minière. L’équipe principale de développeurs d’Ethereum ont pris la décision d’attendre qu’un audit de ProgPoW soit effectué avant de l’activer. Le compte-rendu de l’audit est prévu pour mars voire début avril.  
  • Il semblerait que deux groupes de hackers soient à l’origine de 60% des piratages des plateformes de trading. C’est en tout cas ce qu’a affirmé Chainalysis, une entreprise spécialisée dans l’analyse des blockchains pour y repérer des signes de fraudes. Selon son rapport, ces deux groupes de pirates auraient volé à eux deux l’équivalent d’un milliard de dollars en crypto-monnaies. Chainalysis a même pu tirer un profil de chacun des groupes, appelés Alpha et Beta, le premier étant vaste et très organisé, tandis que le second est plus petit. Pour Chainalysis, les crimes liés aux crypto-monnaies ne sont pas prêts de s’arrêter en 2019.
  • Le piratage de Cryptopia, qui avait fait les titres en début d’année, fait encore parler de lui. La plateforme de trading a été de nouveau victime d’un hack, à hauteur de 1675 ETH cette fois, soit 180 000$. 17 000 wallets de Cryptopia sont concernés par ce nouveau piratage. L’adresse utilisée dans cette nouvelle attaque est similaire à celle du premier hack, il semblerait donc que le pirate soit le même. Ce dernier conserverait donc la main sur les portefeuilles Ethereum de l’exchange Cryptopia, qui semble avoir perdu tout contrôle sur la situation.  
  • À Taïwan, la police de New Tapei a arrêté 15 suspects dans une affaire de scam avec IBCoin, un token ERC20 utilisé comme moyen de paiement dans le domaine du divertissement pour adultes. Ces 15 suspects font partie d’un groupe d’une trentaine de personnes ayant monté ce scam, qui aurait berné 30 investisseurs pour un total de plus de 8,15 millions de dollars. Leur procédé était simple : acheter des IBCoins à bas prix avant de les revendre à un coût exorbitant, faisant miroiter aux victimes d’importants bénéfices.
  • 10 ans de prison, c’est la peine dont devra s’acquitter Joel Ortiz. Cet étudiant américain de 20 ans a été condamné pour avoir volé plus de 5 millions de dollars en crypto-monnaies avec la technique du SIM Swapping. Cette pratique consiste à se faire passer pour un client ayant perdu sa carte SIM auprès d’un opérateur téléphonique, afin que celui-ci en envoie une nouvelle au pirate. Ainsi, ce dernier peut récupérer les codes 2FA qui sont envoyés par SMS. Une autre affaire similaire est en cours à New-York, puisque Dawson Bakies, un américain de 20 ans également, est poursuivi pour avoir volé l’identité de 50 personnes avec la technique du SIM Swapping.   
  • Vous vous souvenez peut-être d’OSX.DarthMiner, un malware visant les Mac, qui avait été découvert l’année dernière. Ce programme malveillant a un petit frère, appelé CookieMiner. Celui-ci, comme son nom l’indique, exploite les cookies des navigateurs qui sont utilisés pour l’authentification sur des plateformes de trading et récupère les mots de passes stockés dans le gestionnaire de mots de passe de Chrome. Et ce n’est pas tout ! CookieMiner est également capable de récupérer des messages dans les sauvegardes iTunes et d’installer un logiciel de minage pour miner du Koto, une crypto-monnaie japonaise.
  • Bonne nouvelle du côté d’IOTA ! La semaine dernière, nous vous avions relaté qu’un homme, suspecté dans le vol de plus de 10 millions d’euros en IOTA avait été arrêté par Europol. Une arrestation qui a porté ses fruits puisque la majorité des tokens dérobés en 2018 ont été retrouvés. L’homme aurait vraisemblablement agi seul en piégeant ses victimes à l’aide d’un site frauduleux permettant de générer des seeds IOTA. Si son identité n’a toujours pas été dévoilée, on sait qu’il “avait un travail normal et possède une bonne éducation“.
  •  Toujours du côté d’IOTA, la société Energinet s’intéresse de près aux atouts de la technologie Tangle d’IOTA. Energinet est une entreprise spécialisée dans la gestion des infrastructures de gaz et d’électricité au Danemark et est sous la tutelle du Ministère du Climat et de l’Énergie du pays. L’objectif de l’accord entre la fondation IOTA et Energinet est de favoriser la transition énergétique du Danemark en concevant un système durable à l’aide du Tangle et de l’IoT (Internet des Objets). Le programme d’Energinet est vaste et englobe même des projets liés aux smart cities.
  • Binance, leader mondiale des plateformes de trading, accepte dorénavant le paiement par carte bancaire. Plusieurs crypto-monnaies, à savoir le Bitcoin, l’Ethereum, le XRP et le Litecoin sont disponibles à l’achat avec un règlement par carte Visa ou MasterCard. Cette fonctionnalité a été rendue possible grâce à un partenariat avec la startup blockchain Simplex, spécialisée dans le paiement en ligne. Pour Changpeng Zhao, le CEO de Binance “Vous pouvez à présenter acheter des cryptos via une carte bancaire et commencer à trader en quelques minutes“. Simplex charge chaque transaction de 3,5% de frais de commission avec un minimum de 10$.
  • C’est terminé pour Liqui ! La plateforme d’échange de crypto-monnaies ukrainienne vient de fermer ses portes. La raison évoquée de cette fermeture est le manque de liquidité, causée par le bear market qui a sévèrement touché la cryptosphère. Du 30 décembre au 12 janvier, le volume journalier échangé sur Liqui est passé de 3,9 millions de dollars à seulement 180 000$, obligeant la plateforme à prendre une décision. Toutes les personnes utilisant Liqui sont invitées à retirer leurs fonds avant la fin du mois de février.
  • Pour la plateforme de trading canadienne QuadrigaCX, la situation est compliquée depuis le décès de son fondateur, Gerry Cotten. Celui-ci était le seul détenteur des clefs privées donnant accès aux cold wallets de la société, qui ne se retrouve qu’avec 375 000 CA$ en cash. Une somme infime par rapport aux 260 millions de dollars canadiens qu’elle doit à ses clients. Au total, ce sont 190 millions de dollars canadiens qui se retrouvent inaccessibles, rendant les retraits impossibles. Un expert a tenté, en vain, de récupérer les clefs privées à partir de l’ordinateur de Gerry Cotten. Une procédure judiciaire a été engagée
  • Toujours au Canada, l’exchange Coinsquare est également en difficulté. C’est en tout cas ce que laisse penser la vague de départ au sein de l’entreprise, puisque 40 employés ont été licenciés, soit 27% des effectifs. Deux membres de l’équipe dirigeante ont été remerciés, le CFO (directeur financier) et le COO (directeur des opérations). Le CEO de Coinsquare, Cole Diamond, soutient que la plateforme se porte bien et que les réductions d’effectifs ont été faites “afin de protéger leur position dominante sur le marché“. Coinsquare a récemment acquis la société Tipcoin, embauché 23 nouvelles personnes et étend son activité en Europe
  • Le monde de la blockchain est-il inclusif ? Malheureusement, cela ne semble pas être le cas si l’on se fie à une étude de Bizzabo. Celle-ci démontre que lors des évènements sur le thème des crypto-monnaies, 79% des participants sont des hommes. De plus, 57% des personnes présentes sont issues du secteur de la finance et 27% travaillent dans l’informatique. Peu de diversité donc, et la nouvelle génération semble suivre le pas. Selon une étude de Circle, sur les 25% de millenials disposés à investir dans les cryptos, 17% sont des hommes, pour seulement 8% de femmes. 
  • En Italie, le service postal va se mettre à la blockchain. Poste Italiane utilisera la plateforme Hyperledger de The Linux Foundation pour constituer “une réponse aux problèmes de sécurité, de transparence, d’interopérabilité et de confidentialité“. Poste Italiane prévoit d’utiliser la technologie d’Hyperledger à compter de 2022. En parallèle de cela, un comité du Sénat italien a préparé un amendement pour que les données enregistrées sur un registre distribué (DLT) puissent constituer une validation légale de documents. Cet amendement doit toutefois encore être approuvé.
  • Au Royaume-Uni, c’est le groupe de transport Go-Ahead qui opte pour la blockchain, en signant un partenariat avec la startup DOVU. Celle-ci utilise la blockchain et un token ERC-20, le DOV, pour donner la possibilité aux voyageurs de gagner des récompenses lors de leurs déplacements. L’objectif du groupe Go-Ahead est de récolter des données sur les voyageurs qui utilisent leurs services en échange de tokens. Le groupe transporte plus d’un million de passagers par an en bus et en train.
  • En Russie, Valentina Matvienko, la présidente du conseil de la Fédération, souhaite que le projet de loi sur la régulation des crypto-monnaies soit rapidement étudié par l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie. Le projet de loi est bloqué depuis un an à la Douma, ce qui empêche toute avancée de la régulation du secteur des devises numériques dans le pays. Le projet de loi avait été accepté en mai 2018, cependant, ne faisant pas l’unanimité des experts sur le sujet, il avait été annulé pour être révisé.
  • Aux États-Unis, le Wyoming vient de reconnaître les crypto-monnaies comme étant une monnaie au même titre que les monnaies fiat. Cet État de l’ouest du pays est connu pour son ouverture à la technologie blockchain. Le projet de loi a été approuvé au sein du Sénat à 28 voix contre 1. À compter du 1er mars 2019, date d’entrée en vigueur de cette loi, les banques du Wyoming pourront également conserver les devises numériques de leur client en tant que dépositaires qualifiés.
  • Et si PayPal avait inventé les crypto-monnaies ? C’est ce qui aurait pu se passer selon Luke Nosek, le co-fondateur du célèbre service de paiement. Le 31 janvier, il a déclaré “De nombreuses personnes l’ignorent, mais l’objectif initial de PayPal était de créer une monnaie indépendante des interférences comme celles des cartels de banques corrompues et des gouvernements qui déprécient leurs devises“. Pour lui PayPal n’a pu réussir cet objectif à cause de sa centralisation et de sa dépendance aux institutions financières. Il regrette également qu’Elon Musk n’ait pu également développer un système de monnaie décentralisée.
  • Toutefois, PayPal, qui a déposé l’année dernière un brevet pour accélérer la vitesse des transactions en crypto-monnaies, poursuit ses initiatives dans le domaine de la blockchain. La firme a en effet lancé en fin d’année dernière un système de récompenses basé sur la blockchain, à destination de ses employés. Ceux-ci gagnent des tokens internes à PayPal en étant force de proposition sur des sujets innovants et peuvent ensuite dépenser leurs tokens en “expériences“ au sein de la firme.
  • Et, enfin, notre petite liste hebdomadaire d’Airdrops. On vous rappelle au passage de ne jamais donner vos pass ou clés privées lors de ces événements, sécurité oblige…
    • Huddi, Crowd for Angels, Revain Round 2, HYGH, Vostok, Monarch Round 2, Fleta, YellowTradingCoin, UniDAX, TRON by ELLIPAL, DFS by CoinDeal, Cogmento, Guarda, XPChain, Bither Foundation, Monarch, Crypto Potential, WOWX, TriipMiles, VANM.

Disclaimer : ce type d'investissements étant hautement spéculatifs, les divers contenus publiés ici ne constituent en rien une incitation à investir, ni une garantie de succès. Prudence donc. Et si vous décidez de vous lancer, ne le faites qu’avec des montants que vous pouvez vous permettre de perdre.

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